Aller voir un psy ?

J'y pense, mais en même temps je me dis que je vais m'en sortir tout(e) seul(e). Je sais réfléchir tout de même ! En plus, il paraît que ça dure longtemps, donc ça coûte cher, je n'ai pas envie d'être dépendant(e) de quelqu'un ...
En plus, je vais très bien du côté de la tête, je n'ai que  ... mal au dos, des problèmes dermatologiques, une allergie, mal au ventre, des migraines, des rhumes à répétition, des hémorroïdes, une constipation fréquente, un surpoids, des boutons sur le visage ... du stress professionnel, des angoisses, une dépression, des difficultés de couple, avec mes enfants, des échecs de toutes sortes ... une dépendance (alcool, tabac, substances, travail, sport, nourriture ou autre ...) pourquoi donc irais-je voir un psy ??

Les alternatives à la visite au psy

Je vous recommande :
  • Toutes les activités physiques qui permettent d'extérioriser et soulager les tensions accumulées dans le corps : gymnastique, natation, vélo, course à pied, danse, jogging, yoga, marche ... sous réserve bien sûr que cela soit compatible avec votre condition physique
  • Les activités d'expression telles que dessin, peinture, sculpture, théâtre, chant, pratique d'un instrument, mais aussi menuiserie, poterie, bricolage  ... Elles ont l'avantage d'aller au-delà des tensions corporelles, et de permettre de dire ce qui vous pèse, sans y mettre les mots, certes, mais tout de même
  • Le recours aux thérapeutiques telles que acupuncture, ostéopathie qui soulagent temporairement bien des maux liés à notre mal-être
Vous pouvez éventuellement :
  • Vous épancher auprès d'un ou une amie. Souvent cela permet de passer un cap, un mauvais moment. Faites seulement attention à ce que vous allez dire, car cette personne n'est en aucun cas tenue à la confidentialité. Et n'oubliez pas que ce n'est pas son métier, d'écouter les gens. Donc, cela peut lui servir :
    • A se sentir mieux à bon compte
    • A instaurer une relation de pouvoir ou de dépendance avec vous, dont vous feriez les frais
    • A vous donner tout un tas de conseils ... que vous ne suivrez pas
Je vous déconseille par contre :
  • Le recours aux pilules, médocs, antidépresseurs, anxiolytiques, qui provoquent une somnolence parfois excessive (donc risque d'accident), des troubles de la mémoire, des troubles de l'équilibre, et un phénomène de dépendance et d'accoutumance (Source Wikipedia)
  • La pratique intensive et excessive d'activités sportives, en particulier la pratique des sports à risque. Dans ce cas, il ne s'agit plus de soulager la tension accumulée, mais de vous faire mal ou de vous mettre en danger.
  • D'utiliser votre partenaire pour exprimer votre mal-être : cela a en général des effets délétères sur votre relation. Il/elle se sent remis en question, insuffisant à assurer votre bien-être. Angoisse garantie de son côté ! En retour, votre partenaire va vous submerger de conseils ... que vous ne suivrez probablement pas non plus. Reproches assurés dans quelques temps ! Bref, si vous ne voulez pas en plus mettre votre couple en péril, à éviter.
Pourquoi les gens vont voir un psy ?

La plupart des personnes qui consultent le font parce qu'elles ont l'impression de se trouver dans une impasse dans au moins un des aspects de leur vie : couple ou absence de couple, relations familiales difficiles ou absence de relation, profession ou instabilité professionnelle, enfants ou absence d'enfant, difficultés d'apprentissage ou ratage des études, ...
Quelques autres viennent car ils vivent des angoisses ou tristesses insupportables.
Certains vivent des échecs à répétition dans certains secteurs de leur vie.
Et puis il y a également toutes les raisons liés aux malaises corporels ... Certains médecins ont l'intelligence et l'honnêteté d'évoquer des causes psychiques afin d'éviter l'ordonnance qui, souvent, ne règle rien. Voici quelques exemples de ces malaises. Bien sûr, les correspondances un peu osées et facétieuses que j'établis avec des expressions courantes ne reflètent pas toujours la réalité, mais tout de même ...
  • Mal au dos (j'en ai plein le dos !)
  • Mal au ventre (je ne l'ai pas digéré !)
  • Fatigue disproportionnée par rapport à l'activité (il me tue !)
  • Constipation, hémorroïdes (j'en ai plein le c...., je suis dans la m...)
  • Eczéma, psoriasis, prurits divers (ça m'a démangé de lui dire que ...)
  • Asthme, rhumes à répétition, toux (il me pompe l'air ...) 
  • Et tous les autres bobos que nous avons parfois de façon récurrente, en attendant malheureusement des problèmes de santé beaucoup plus graves (il/elle en a fait une maladie !)
Enfin, il arrive que certains consultent pour autrui, qu'ils aimeraient bien envoyer chez un psy :
  • Le partenaire (dépressif, angoissé, invivable, et d'une façon générale toujours frustrant)
  • L'adolescent (ingérable, comme il se doit)
  • L'enfant (colérique, insupportable, énurésique, insomniaque, hyperactif ...)
Comment ça se passe avec un psy ??

En fait le psy est une grande oreille. Son rôle est de vous écouter et d'entendre, au-delà des évènements racontés, par les mots que vous utilisez, ce que vous dites réellement de vos souffrances et de leur origine possible.
Mais le psy n'a pas vécu votre vie, qui est unique. Il ne peut donc pas, lui, interpréter vos paroles. Son travail consiste à attirer votre attention sur un mot, une tournure de phrase surprenants ... sur lesquels il va vous proposer d'associer, c'est à dire de donner libre cours à toutes les pensées, des plus banales aux plus incongrues, qui vont surgir. C'est là que son oreille très affutée vous est précieuse. Son travail est donc d'ouvrir une porte et vous permettre de remonter une trace jusqu'à quelque chose qui se trouve en vous et qui se manifeste le plus souvent de façon intempestive, disproportionnée, et mal à propos par rapport à la vie personnelle, sociale et professionnelle.
Le fait de remonter petit à petit à l'origine de ce qui vous gêne en vous dans votre vie, le fait aussi de le mettre en mots, permet petit à petit d'atténuer les manifestations gênantes. C'est long ? Oui, ça peut prendre du temps, mais ce qui vous "pourrit" la vie actuellement vous prend énormément de temps et d'énergie !


Vous pouvez aussi aller visiter Dans le bureau du psy
http://sylvieprotassieff.blogspot.com/p/page-photos.html

Exemple de travail d’un rêve


Le travail sur soi consiste à mieux comprendre notre fonctionnement inconscient. C’est ce fonctionnement qui, certains jours, nous fait dire : « Je ne sais pas ce qui m’a pris », ou « C’est plus fort que moi ». Le fait de mieux comprendre notre fonctionnement inconscient permet de mieux s’orienter pour faire ses choix dans la vie, et d’atténuer ou faire disparaître les symptômes. Les symptômes sont les manifestations pour lesquelles, en général, on va consulter un psy : angoisses, dépression, difficultés relationnelles ou échecs de tous ordres, addictions, désordres psychosomatiques, etc.

Une des façons d’appréhender l’inconscient est de travailler sur les rêves. Le rôle du psy est alors d’accompagner, guider le rêveur dans l’interprétation qu’il va faire de son rêve.

C’est donc un de mes rêves, et son interprétation, que je vais donner ici en exemple :

Rêve


Une personne ou moi, enfile des aiguilles - épingles sous la peau dans la paupière inférieure de quelqu’un, de façon parallèle à la plus grande dimension de l’œil. Il y a trois épingles, l’une d’elle a une petite boule au bout, rouge, au lieu de la tête habituelle. Quelqu’un dit : « il faut le faire ».

Interprétation


Ceci me fait penser tout d’abord à un examen médical que je dois avoir quelques jours plus tard. Si le résultat est mauvais, le médecin va dire « Il faut le faire » : intervenir, opérer. Cela me fait donc du souci. D’autant plus que je suis très fatiguée depuis un mois, sans cause apparente. Et si c’était grave ?

Mais ce rêve me fait aussi penser au texte que j’ai commencé à écrire quelques jours plus tôt, où je me représente à trois ans assise à côté de ma mère qui coud. Et je l’aime tant ! Mais la relation avec elle a toujours été bien décevante. Alors les aiguilles du rêve servirait à recoudre, consolider, cette relation difficile. Mais ces aiguilles sont en fait des épingles, avec une tête au lieu d’un chas. Les épingles ne peuvent servir qu’à rapprocher deux bords de façon temporaire, très précaire. C’est une représentation bien fidèle de la relation que j’ai eue avec ma mère, une relation instable, précaire.

Il y a trois épingles : trois, le symbole des Parques et du destin. La relation que j’ai eue avec ma mère aurait bien pu me sceller un destin très désagréable, sans le travail sur moi que j’ai fait. Mais il se trouve aussi que sa vie était rythmée par le chiffre 3 : attendre 3 heures après le repas avant de se baigner, laver la salade 3 fois, rincer le linge 3 fois, etc …

Mais pourquoi cela se passe-t-il juste sous l’œil ? Peut-être parce que depuis sa mort, mes yeux pleurent régulièrement sans que, moi, je puisse la pleurer. Au point, à ces périodes-là, de me faire mal à la paupière inférieure, à force d’éponger… Un deuil difficile à faire, d’autant plus que la relation n’a jamais été sereine ni satisfaisante.
Le jour où j’ai fait ce rêve, j’avais eu l’idée de faire figurer dans le texte en cours d’écriture, l’armoire à linge familiale. Cette armoire était chez moi depuis quelques années, et elle venait d’être mise aux encombrants au moment d’une réorganisation de mon appartement. Tout en étant ravie de cette nouvelle installation, il m’était venu à plusieurs reprises l’idée que je trahissais mes parents en me débarrassant de façon aussi peu respectueuse de ce meuble symbolique. En gros, j’avais mis maman aux encombrants … De quoi ressentir pendant tout un mois cette grande fatigue … qui, juste après l’analyse du rêve, a disparu !
La petite tête en plastique rouge d’une des épingles ressemble en fait au symbole utilisé pour marquer l’arrivée dans l’application Plan de l’IPhone. Application utilisée pour s’orienter, ce qui m’était bien nécessaire dans cette période de bouleversements de ma vie, dont la réorganisation de mon appartement n’était qu’une métaphore.

Commentaires


L’interprétation que je viens de faire peut vous paraître étrange ou tirée par les cheveux, parce que c’est tout ce que m’a évoqué ce rêve. Tout ceci m’appartient et donc vous est étranger. Au cours d’un travail sur soi, on peut être amené à interpréter des rêves, comme d’autres éléments (évènements de la vie courante, émotions particulières, dysfonctionnements corporels …), qui nous renseignent sur le fonctionnement de notre inconscient, et petit à petit nous permettent de mieux nous connaître. Le rôle du psy est de vous accompagner dans l’interprétation de ces éléments, et non de les interpréter à votre place.

Il se trouve que l’analyse de ce rêve m’a permis de me dégager immédiatement d’un symptôme, la fatigue et d’une certaine angoisse. Mais j’ai un long parcours de travail sur moi qui me permet souvent de capitaliser rapidement sur une interprétation.
 
Il paraît que les psy, c'est toujours silencieux ?


Eh bien, non, d'ailleurs, la preuve, qu'est-ce que je fais, là ?

Témoignage d’un travail sur soi

Amélie est une jeune femme de quatre-vingt ans. Elle est gaie et ridée comme une petite pomme qui aurait passé l’hiver sur son arbre, cachée entre les ramilles. Et elle a passé l’hiver, Amélie, l’hiver, l’automne, l’été et le printemps. Le printemps et l’été ont été difficiles.
Amélie rit. La vie, c’est une bonne blague. On naît, on souffre, on délire, on aime, … où est le sens ?
Amélie a gardé de son ancienne beauté un charme, et malgré son âge, une prestance. En elle-même elle a trente ans, et s’étonne toujours de l’image qu’elle trouve dans son miroir. Cela la fait rire car au fur et à mesure que lentement, douloureusement elle parvenait à rassembler la mosaïque de son être, son visage et son corps se délitaient, s’effritaient. Foutue vie, blague infâme !
Pour elle, au fur et mesure qu’elle comprenait la tragédie de la vie, tout devenait simple et limpide. Drôle, même… Finie la peur de l’autre, la peur des autres, la peur de manquer, la peur de plaire, de déplaire, de ne pas savoir, d’être trop faible, ou d’être trop forte, la peur de soi …
Amélie lisse son petit chignon gris, vestige bien modeste de cette luxuriante chevelure brune, souple, sensuelle, qui a fait sa fierté si longtemps. Sa main est un peu déformée, mais ses doigts encore fins, et ses mains bien longues.
Jeune et belle femme de quatre-vingt ans, Amélie vit heureuse dans son corps de vieille, qui la trahit si souvent, et la trahira de plus en plus jusqu’à la grande panne. Finalement, Amélie est encore fière de son apparence. Et tous comptes faits, elle est même assez contente d’elle-même. Malicieuse…
Pendant de longues années, Amélie a revu sa vie chaque jour intégralement. Il le fallait pour comprendre, pour se comprendre, faire le tri, se sauver, s’extraire du marécage, de la mélasse. Aujourd’hui, elle n’en a plus besoin, mais elle se souvient.
Amélie rit. Elle a quatre ans. il fait beau, tiède, le sable est doux et humide sous ses pieds. Elle court sur le bord de la vague, un peu d’écume, quelques algues, quelques galets, mais ronds et doux, amicaux. Les coquillages sont tous un paysage entier à explorer. Le vent est tendre, soulève un peu ses cheveux, sèche sa peau. Tout est bon. Amélie est seule au monde. Maman est au moins à dix mètres, les amis de maman au moins à douze mètres. C’est comme ça l’éternité, et aussi le paradis. Cela fait cent ans que je suis là à jouer, et j’y serai encore dans cent ans, du moins jusqu’au dîner. Merveilleux !
Amélie rit. Il y a cent ans, hier, elle a laissé un château de sable, une immense colline d’au moins trente centimètres de haut, à son amie la vague. Aujourd’hui il reste une petite bosse de sable. Tout le reste est comme à la création du monde, et pour l’éternité, comme hier.
Mais, hier, justement, Amélie n’a rien dit. Pourquoi ? Un intense étonnement l’a saisie, un intense plaisir aussi, est-ce pour cela qu’elle n’a rien dit ? Maman va me punir ? Maman sera fâchée ! Le ciel est bleu, le vent doux et sucré, l’eau fraîche, le sable poudreux, les mouettes pêchent, la nature est en place, Personne ne sait rien. Ni vu, ni connu. Elle a honte, même si personne n’a rien vu. Elle a peur, d’elle-même, des autres. Innocente noirceur de l’enfance.
Le temps s’épaissit pour Amélie, l’eau se trouble, le vent s’agite, le soleil brûle, le sable irrite, maman est absente, même à dix mètres. Et ses amis, qui sont partis !
La vieille jeune Amélie revoit, passe et repasse les images de ces journées où tout a basculé pour elle sans qu’elle s’en rende compte. Ces journées qu’elle a oubliées pendant vingt ans, qui se sont incrustées en elle, pour mieux la détruire, comme un virus vicieux. Pureté et impureté, innocence et tourbe, salissure. La vieille Amélie aime cette petite de quatre ans qui n’a pas su, ou voulu, trouver dans l’instant la solution à une situation difficile. Elle n’a pas su, mais elle était si jeune… Oui, mais d’autres, au même âge, y parviennent ! Et bien, elle est quand même toi, cette petite, accepte-la, elle t’a fait souffrir, mais elle t’a donné aussi d’être ce que tu es maintenant, peut-être autre, mais si riche ! Et puis, cette petite, elle a souffert, aussi, de cauchemars, de tics, d’allergies, de maladies multiples, de phobies… Et plus elle grandissait, plus elle souffrait, son corps s’est décalé d’elle, sensation de basculer, vers le vide ? Vers la folie ? Son cœur s’arrête, elle ne respire plus, ne dort plus. Maman, on va me tuer ! Sa sueur pue, angoisse, elle voit des mains, des mains dangereuses, qui la menacent, qui lui crèvent les yeux… Folie…

Amélie a quatre ans. Elle joue au bord de la mer, sur le sable doré. Paradis sur la terre ; innocence et insouciance. Amélie joue. Elle a comme oublié quelque chose, mais elle joue à perdre haleine.
Amélie a quatre-vingt ans, et elle voit.
Amélie a vingt ans. Comme tout le monde, elle croise tous les jours les petites voitures jaunes sable de la Poste. Et les occasions sont nombreuses. Fait banal. Mais ce qui l’est moins, c’est qu’elle ressent à chaque rencontre quelque chose d’étrange. Ces voitures ont un sens, lui disent quelque chose, Amélie ne voit qu’elles. C’est comme un clin d’œil intérieur. La sensation est plutôt plaisante. La sensation est-elle vraiment plaisante ? Amélie ne veut pas en savoir plus.
Amélie a quatre-vingt ans et elle écoute.
Amélie a trente ans. Il y a le long d’une autoroute un gigantesque tas de sable d’un jaune léger, doré et crémeux. Amélie passe devant plusieurs fois par mois. Chaque fois sa vue la ravit. Couleurs du ciel, couleurs du sable, souffle du vent qui soulève quelques grains, été comme hiver. Vision heureuse. Vision heureuse ?
Un homme étrange la courtise assidûment. Il la veut, violemment et le lui fait savoir intensément. Troublée, elle est, Amélie. Il ne lui plaît pas, oh non, alors pourquoi s’incruste-t-il ainsi dans sa tête et dans ses rêves ? Pourquoi persiste-t-il ainsi dans sa mémoire, entre chaque rencontre ? Et puis, pourquoi ces rencontres ? Un jour, près du tas de sable, Amélie accepte cet amour de l’autre, qui n’est pas le sien, et commence une violente passion des sens avec cet homme qu’elle n’aime pas.
Amélie a quatre-vingt ans et elle sent.
Amélie a quarante ans, et elle parle. Le tas de sable a disparu, mangé par la construction du TGV. L’homme aussi d’ailleurs, qu’elle a réussi à faire sortir de sa vie, mais si difficilement ! Souffrance, image d’elle-même à reconstruire. Maintenant l’œil d’Amélie est attiré en permanence par les formes enroulées, qui rappellent les volutes des coquillages, des conches. Escargots, formes ovales, couleurs roses nacrées, qu’elle voit dans les tissus, les publicités, les décors, aux étalages du marché. A nouveau on la courtise, à nouveau elle hésite, elle refuse, elle accepte. Angoisse.
Amélie a soixante ans. Elle aime, elle est heureuse.
Amélie a quatre-vingt ans, et elle comprend.
Elle revoit ce qui s’est passé sur la plage, quand elle avait quatre ans. Elle comprend pourquoi elle a vécu toute sa vie sur le fil du rasoir. Pourquoi ses amours ont été difficiles, douloureuses, avec des hommes qui se ressemblaient tous. Pourquoi elle a été hantée par des obsessions successives, qui souvent ont été de pair avec des rencontres amoureuses. Elle comprend, elle est enfin apaisée. Le puzzle est reconstruit. Amélie est reconstruite.