vendredi 6 septembre 2013

Images de femme

Après la publicité des Weight Watchers que j'ai commentée l'an dernier, voici la campagne Sephora de cette année. Quel prix faut-il payer pour être glamour, sublime, fascinante, rayonnante, ... ou bombasse ? Cela met-il la tête au carré, enfermée à double tour dans ces obligations d'image ? Cela met-il une femme en état de sidération, les yeux écarquillés, ou perdus dans une vague contemplation du vide ? Quelle drogue a-t-elle ingérée, qui la stupéfie ainsi ? La bouche n'est plus là, il n'est plus question de parler, d'exprimer, tout est dans l'apparence, le maquillage, devenu masque, écran, en trois épaisseurs. 
Que faut-il donc masquer, alors avec ce fard cartonné ? Et qu'y a-t-il derrière ces masques ? Quel vide faut-il recouvrir, quel trou faut-il boucher ? Ces icônes de Sephora n'ont plus même le droit d'ouvrir la bouche, pour parler, crier ou manger.


Je suis également frappée par l'aspect écran de télévision des images. L'identité des femmes, et des hommes qui les aiment ainsi, formatées, stéréotypées, mises en boîtes, encadrées, est-elle donc définie par le "vu à la télé" ?
Aller voir un psy c'est aussi pour beaucoup apprendre et accepter de sortir de la dictature du jugement des autres, nos autres tutélaires, souvent nos parents, et par extension nos voisins, collègues, relations ...










Aller voir un psy pour faire un travail sur soi c'est, au-delà de chercher à soulager les symptômes qui nous font souffrir, accepter ses particularités qui font de chacun d'entre nous des êtres uniques. 

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