lundi 22 août 2011

Comment ça se passe avec un psy ?

Ça y est, vous êtes décidé, vous allez consulter un psy, mais vous vous demandez vraiment comment ça va se passer.
La parole est à vous, c'est le moment de commencer à mettre en mots ce qui ne va pas. Vous pouvez tout dire, mais en général, nous mettons tous un certain temps avant d'avoir suffisamment confiance pour dire les choses les plus douloureuses, ou celles dont nous avons honte.
Mais alors que fait le psy dans tout ça, si c'est moi qui parle ?
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dimanche 21 août 2011

Pourquoi les gens vont voir un psy ?

La plupart des personnes qui consultent le font parce qu'elles ont l'impression de se trouver dans une impasse dans au moins un des aspects de leur vie : couple, profession, enfants ou absence d'enfant, ratage des études, ... Quelques autres viennent car ils vivent des angoisses insupportables, et ils ont eu la chance, d'une façon ou d'une autre, d'en attribuer la cause à une origine psychique.
Et puis il y a également toutes les raisons liés aux malaises corporels ...

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dimanche 3 juillet 2011

Abandon

Les dents de la mer ou les dents de la mère ?

 Ce n'est que récemment que j'ai pu reconstituer certains aspects déterminants de mon histoire. Je pensais avoir surtout souffert de la relation très fusionnelle de ma mère avec moi. Elle était omniprésente, omnisciente, connaissait toutes mes pensées, me voulait dans son lit quand mon père n'était pas là. Puis, à partir de mon adolescence, elle a procédé à un matraquage systématique de mes goûts, désirs, tentatives et tentations, si fragiles à cet âge ! Hormis lorsque mes désirs coïncidaient avec les siens (réussir mes études), rien de ce que j'exprimais et désirais n'était acceptable à ses yeux.
A faire cela, elle a failli avoir ma peau, ou du moins ma raison.
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vendredi 11 mars 2011

Fatigue

Sans préavis, tout à coup la fatigue me saisit, une grande fuite d’énergie. Comme si ma vie s’écoulait par un orifice invisible, comme si j’étais débranchée d’un raccordement indispensable pour me maintenir en fonctionnement …
Cette sensation de faiblesse n’est pas réellement accompagnée d’angoisse … Mais il faut que je cesse mon activité du moment, je suis en panne.
Rétrospectivement, cette idée de panne m’amène la réflexion suivante : j’ai entre 21 et 23 ans, âge auquel je vais commencer mon analyse. Mais je suis encore pilotée de l’intérieur par des forces conflictuelles que je ne comprends pas, sur lesquelles je n’ai aucun moyen d’action.
Ce côté mécanique que je ressens (énergie, débranchée, raccordement, panne, …) est très révélateur de ce que je vis avant l’analyse : aux prises avec des mouvements incompréhensibles qui se font la guerre en moi, dans des moments où je ne parviens pas à gérer harmonieusement les évènements de la vie quotidienne.
Plus tard, ayant démarré mon analyse, j’ai eu la possibilité d’analyser ces moments, qui ont bien sûr continué quelques temps dans les débuts : toujours causés par une situation, souvent très banale, mais qui met en jeu un conflit entre un désir que j’ai et, disons, la position que j’ai intégrée par mon éducation, comme étant adéquate et permise. Le désir, lui, n’étant pas permis.
Là où c’est compliqué et invivable, c’est que les désirs peuvent être tout aussi simples et acceptables que : réussir dans une activité professionnelle, s’engager dans la vie publique, mais qu’ils sont intriqués avec d’autres désirs : de plaire, de séduire, de jouir qui ceux-là ont été formellement interdits.
Mais rapidement, après cette fatigue, un autre phénomène survient. Et avec lui, une angoisse et une terreur indicibles. Je suis moi et je suis en même temps à côté de moi.
Ça doit être ça qu'on appelle être à côté de ses pompes. Ça pourrait faire rire, si ce n'était l'horreur absolue.

mardi 15 février 2011

Angoisse

Il y a quelques années de ça ...
Je marche dans la rue. Tout va bien. Presque bien. Mais tout à coup, sans cause apparente, compréhensible, lisible, ça va mal.
Mon corps se vrille, ma respiration se bloque, une souffrance infinie m'envahit. Angoisse de rien, angoisse de tout, de mort, d'anéantissement. Sensation minérale, d'être réduite à l'état d'un granit, pétrifiée.
Mon cou, ma poitrine, mon ventre sont serrés, écrasés, oppressés. Je ne respire plus, ou presque. Un râle assourdi sort de moi, je me recroqueville. Quelques instants plus tard, des larmes sortent, puis des cris, ça soulage. L'angoisse s'apaise peu à peu.

Que s'est-il passé ?

A l'époque, je suis en train de travailler en analyse sur ma relation de couple. Mon partenaire est beau, intelligent, diplômé, généreux, gentil, le rêve ... Il est aussi passionné, possessif à l'extrême, excessivement jaloux, violent. Je m'interroge sur ce choix, qui m'a souvent fait penser que je ne suis pas douée pour le bonheur conjugal. Mais qui l'est ? C'est si compliqué !!

Notre relation est depuis quelques temps, figée, paralysée par cette jalousie : tout est prétexte, il m'invente des amants, est jaloux de mes enfants, de mes amies et même de mes hobbies.
Plus jeune, je l'aurais quitté sans regret, confiante dans mon bon droit, et dans la perspective de reconstruire une relation meilleure, avec un autre, meilleur, puisque différent.
Mais là, je sais maintenant que j'y suis pour quelque chose dans ce qui se passe. 50/50, pas moins ! Si je pousse le raisonnement, je dois constater que je l'ai choisi pour ça, qu'est-ce que j'y trouve donc qui m'arrange, dans cette jalousie ?
L'enfer, c'est l'autre, a dit Sartre. Mais le point commun de tous mes enfers, c'est moi, et personne d'autre.