lundi 18 avril 2016

Bienvenue

Pourquoi les gens vont-ils voir un psy ?
La plupart des personnes qui consultent le font parce qu'elles ont l'impression de se trouver dans une impasse entourée de grillage ou de barbelés dans au moins un des aspects de leur vie : couple ou absence de couple, relations familiales difficiles ou absence de relation, profession ou instabilité professionnelle, enfants ou absence d'enfant, difficultés d'apprentissage ou ratage des études, ... Quelques autres viennent car ils vivent des angoisses ou tristesses insupportables, une addiction, des contrariétés sans fin. Certains vivent des échecs à répétition dans certains secteurs de leur vie. Et puis il y a également toutes les raisons liés aux malaises corporels ... Certains médecins ont l'intelligence et l'honnêteté d'évoquer des causes psychiques afin d'éviter la prise de médicaments qui, souvent, ne règle rien.
Comment ça se passe avec un psy ?
En fait le psy est une grande oreille. Son rôle est de vous écouter et d'entendre, au-delà des évènements racontés, par les mots que vous utilisez, ce que vous dites réellement de vos souffrances et de leur origine possible. Mais le psy n'a pas vécu votre vie, qui est unique. Il ne peut donc pas, lui, interprêter vos paroles. Son travail consiste à attirer votre attention sur un mot, une tournure de phrase surprenants ... sur lesquels il va vous proposer d'associer, c'est à dire de donner libre cours à toutes les pensées, des plus banales aux plus incongrues, qui vont surgir. C'est là que son oreille très affutée vous est précieuse. Son travail est donc d'ouvrir une porte et vous permettre de remonter une trace jusqu'à quelque chose qui se trouve en vous et qui se manifeste le plus souvent de façon intempestive, disproportionnée, et mal à propos par rapport à la vie personnelle, sociale et professionnelle.
Je suis psychologue clinicienne diplômée, psychothérapeute et psychanalyste.
Mon cabinet est situé à Paris 16. Ma formation, mon parcours en entreprise, en institutions, et mon parcours de vie lui-même me permettent d'entendre les difficultés professionnelles, relationnelles, de couple, d'apprentissage, les transitions de vie, les problématiques d'angoisse, dépression, somatisations, addictions, insomnies, etc. Je travaille avec adultes, adolescents et enfants, en français et en anglais.
Faire "quelque chose" est un choix de vie, pour votre vie !
Les séances que je propose durent 30 minutes (sauf la première, souvent plus longue) et j'adapte mes tarifs aux situations de chaque personne.

samedi 16 avril 2016

Pourquoi consulter un psy ? Pourquoi me consulter ?

La plupart du temps, on consulte un psy parce qu'un "symptôme" est devenu particulièrement gênant. Soit il est évident qu'il est du domaine psychique, soit votre généraliste vous a orienté vers un psy, en vous disant que ce n'est pas de son ressort. Au passage, il vous a d'ailleurs peut-être prescrit quelques pilules, qui vous font plus ou moins d'effet.
Ces "symptômes" sont par exemple angoisses, dépression, addictions (y compris au travail, à l'activité sportive ...), anorexie, boulimie, TOCs, insomnies, fatigue sans cause apparente, hypocondrie ...
Mais certains comportements ou situations de la vie courante (personnelle et professionnelle) peuvent également être handicapants : timidité excessive, manque de confiance en soi, rougissements, conduites d'échecs, procrastination, difficultés sexuelles sans causes physiologiques ...
Les difficultés relationnelles, les difficultés à trouver ou garder un emploi, le burn out, le harcèlement (que l'on soit supposé harcelé ou harceleur) sont plus complexes. Dans un premier temps, il est souvent assez facile de s'expliquer une déconvenue ou une difficulté en considérant que c'est la faute ... de l'autre, de l'employeur, de la crise économique. Mais lorsque ces situations se répètent, il est judicieux de se dire qu'on y est peut-être pour quelque chose ! 
Enfin, certaines maladies ou dysfonctionnements corporels sont considérés comme ayant une origine psychique. C'est le cas, par exemple, de la maladie de Crohn, de la polyarthrite rhumatoïde, de la rectocolite hémorragique, du lupus, de certaines maladies auto-immunes, des allergies, des maladies de la peau ... 
Et puis, sans être des maladies, ou avant que cela en devienne, il y a tous les inconforts corporels comme le mal au dos, les problèmes digestifs, les maux de ventre qui reflètent notre état de tension psychique. 
On peut vivre avec tout cela, mais on peut vivre beaucoup mieux ... sans !

vendredi 15 avril 2016

D'où viennent ces "symptômes" et dysfonctionnements ?

Notre fonctionnement psychique est en partie piloté par la conscience : nous décidons, jugeons, faisons des efforts volontaires, contrôlons nos actions, et la plupart du temps, cela fonctionne.
Mais certains de nos actes semblent échapper à ces processus conscients. La volonté ne fonctionne plus, le contrôle sur nous-même nous échappe. Cela peut être extrêmement bénin et banal (craquer pour un pain au chocolat ...) ou au contraire, envahir notre vie. C'est le cas des "symptômes" et dysfonctionnements mentionnés dans l'article précédent.

Selon les théories de Freud et ses successeurs, ce sont des manifestations de notre inconscient. Celui-ci contient des traces, souvenirs, refoulés, d'évènements liés à l'enfance, non directement accessibles à la mémoire, et ayant tendance à se manifester de façon intempestive, transformée et non contrôlable.
Pour ne rien arranger, on peut représenter le rapport de force entre le conscient et l'inconscient par l'image de l'iceberg. Il y en a beaucoup plus en-dessous qu'au-dessus !

Travailler avec un psy permet de chercher à démêler cela comme un fil de pêche.

samedi 28 février 2015

Amour ...

L'amour est ce sésame magique après lequel nous courons tous. Nous y voyons la solution pour vivre heureux, enfin et définitivement. Pour constater qu'il y manque toujours quelque chose : erreur sur le choix de la personne, tromperie par le partenaire, ennui, absence, désaccords et dissensions, frustrations diverses ...
Amour, fragile filigrane de notre vie
Nous a-t-il donc tant manqué ? Que cherchons-nous réellement ? L'amour que nous avons reçu enfant en était-il toujours ? Ou avons-nous en fait été "dévorés" de baisers, assommés de conseils, détournés de notre trajectoire de vie ?

Ombres
Et qui sont ces ombres qui marchent à côté de nous dans la vie, et colorent nos amours de nuances si sombres ? "... l'état amoureux n'est qu'une réédition de faits anciens, une répétition des réactions infantiles,  .../... c'est là le propre même de tout amour et il n'en existe pas qui n'ait son prototype dans l'enfance ..." S. Freud (1)
(1) Observations sur l'amour de transfert
Lire la suite http://sylvieprotassieff.blogspot.fr/p/difficultes-relationnelles.html

samedi 1 novembre 2014

Petit frère


Du haut de mes cinq ans, je veille sur maman, depuis qu’elle m’a appris que tu allais venir. Elle m’a tout expliqué, j’ai vu son ventre grossir, la dernière fois, il était si gros, j’ai cru qu’il allait éclater ! ça m’a fait peur pour elle !
Comme je suis une grande fille, maman a dit ça, je vais pouvoir beaucoup l’aider quand tu seras né. D’ailleurs je l’ai déjà fait, puisque nous avons appris ensemble la respiration du petit chien, pour qu’elle n’ait pas mal quand tu vas sortir. Allongées par terre côte à côte, nous nous sommes préparées comme il faut et nous sommes prêtes.
Ton berceau est dans la chambre de papa et maman, tout rose. Il paraît que tu pourrais être une fille, mais moi je pense que tu seras un garçon, d’ailleurs je sais déjà comment tu vas t’appeler.
Maman est partie à la clinique parce que tu es mûr. Elle va revenir avec toi. Mais elle m’a dit que tu allais pleurer tout le temps, ça, ce n’est pas drôle ! Ah, voilà papa !
Papa, sans rien dire, me tend un petit carton où maman a écrit quelque chose pour moi, de sa grosse écriture ronde que je sais lire, pas l’autre, toute compliquée, comme des fils entortillés. Celle-là, je ne peux pas la lire. Tu es né, tu es un beau garçon, ça, j’en étais sûre, tu es rose et dodu, mais tu es … je continue de l’autre côté du carton, m o r t. Mort. Je relis, je relis, c’est bien ça qui est écrit. Je n’arrive pas à lire ce qui est écrit après, ça n’a plus de sens.

Le mot est là, énorme. Mort, ça veut dire que maman ne va pas te ramener à la maison, que je ne pourrai pas jouer avec toi, que, que … Mort, ça veut dire que quelque chose s’est mal passé, mais quoi ? Qui a fait ça ? Mamé, papa, maman, moi ? Moi ? Parce que je n’avais pas vraiment envie que tu arrives ? Parce que je n’avais pas envie de tout partager ? Parce que je voyais qu’ils étaient tous excités par ton arrivée prochaine, comme si moi, je ne comptais plus ? Que comme une gentille grande sœur, une petite maman pour toi ? J’allais parfois étrangler Nounours un grand coup, pour la peine ! Et voilà que le cordon t’a étranglé, toi !
Est-ce que, moi, je pourrai avoir un petit frère quand je serai grande, enfin, je veux dire, un bébé ? Ou bien est-ce que je serai punie, condamnée, de ma très grande faute de t’avoir tué ?
Plus personne, à la maison, ne parlera de ça. Depuis, le soleil me brûle les yeux, je suis obligée de mettre ma main devant. Dans quelques années, maman me fera faire une belle robe rose avec le tissu de ton berceau.

dimanche 12 octobre 2014

Exemple de travail d'un rêve


Le travail sur soi consiste à mieux comprendre notre fonctionnement inconscient. C’est ce fonctionnement qui, certains jours, nous fait dire : « Je ne sais pas ce qui m’a pris », ou « C’est plus fort que moi ». Le fait de mieux comprendre notre fonctionnement inconscient permet de mieux s’orienter pour faire ses choix dans la vie, et d’atténuer ou faire disparaître les symptômes. Les symptômes sont les manifestations pour lesquelles, en général, on va consulter un psy : angoisses, dépression, difficultés relationnelles ou échecs de tous ordres, addictions, désordres psychosomatiques, etc.
Une des façons d’appréhender l’inconscient est de travailler sur les rêves. Le rôle du psy est alors d’accompagner, guider le rêveur dans l’interprétation qu’il va faire de son rêve.
C’est donc un de mes rêves, et son interprétation, que je vais donner ici en exemple :

Rêve

Une personne ou moi, enfile des aiguilles - épingles sous la peau dans la paupière inférieure de quelqu’un, de façon parallèle à la plus grande dimension de l’œil. Il y a trois épingles, l’une d’elle a une petite boule au bout, rouge, au lieu de la tête habituelle. Quelqu’un dit : « il faut le faire ». 

dimanche 5 octobre 2014

Maman


Petite maman jolie, laisse-moi m’asseoir près de toi, sur le petit banc que papa m’a fabriqué, exprès pour moi. Je suis là, à tes pieds, pendant que tu couds. Je joue avec le mètre ruban, cherche dans la boîte à coudre tout ce dont tu as besoin, je suis à ton service, à tes ordres, à te plaire. Je suis à ma place. J’aimerais tant que ce soit ma place.
Petite maman gentille, sorcière vénéneuse.  Tu m’as voulue – pas voulue, pas née, morte, ou sinon, au pis-aller, garçon. Depuis, je cherche désespérément comment trouver grâce à tes yeux. Je frémis dès que ton sourcil se fronce. Tu es fâchée, mécontente de moi ? Mon univers s’écroule, je ne suis plus rien.

dimanche 21 septembre 2014

Colère


Face à un colérique, quelle est l'attitude à adopter au moment d'une crise ?
Tout d’abord, il faut savoir qu’une personne colérique est une personne qui souffre. Cette personne tente de façon maladroite de diminuer sa souffrance en s’en prenant aux autres, et en leur reprochant de souffrir à cause d’eux. En vérité, il n’en est rien, le colérique souffre pour des raisons très anciennes, qui n’ont rien à voir avec son entourage actuel. Ou presque rien à voir. La colère envers son partenaire permet au colérique d’évacuer sa souffrance en se persuadant que tout son malheur vient de l’autre.
En fait, en évacuant sa souffrance de cette façon, le colérique fait souffrir son entourage, ce qui en pleine crise lui échappe complètement. Il peut, cependant, s’en rendre compte quand la crise est passée. Mais certains le minimisent totalement.
En général, quand le colérique s’en prend à son partenaire, celui-ci vit un traumatisme, que cela soit dû aux cris, aux insultes, ou à des manifestations violentes. Le partenaire peut réagir par le calme, mais parfois aussi de façon plus affirmée, quand les attaques sont particulièrement virulentes, et considérées par lui comme injustifiées.
La seule attitude qui serait vraiment payante, serait que le conjoint du colérique cesse au plus profond de lui-même de se sentir concerné. Et que par conséquent, les paroles prononcées, ou les actes produits pendant la crise ne l’atteignent réellement pas.
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